- Probables incidences de la libération des échanges dans le secteur des textiles et de l'habillement. OMC   : voir ...>>   .
- Défis économiques de la zone Euro. OCDE: voir ...>>
 
FISCALITE : "Description de l'application expérimentale éventuelle d'un système d'imposition selon les règles de l'État de résidence aux petites et moyennes entreprises"   Voir ...>>
 
Politique d'entreprise : Plan d'action et liste de bonnes pratiques. Voir …>>
 
Fonds structurels : "Mise à jour de l'évaluation à mi-parcours des interventions des Fonds structurels".  Voir …>>
 
Communication : consultations 
       "La science et la technologie, clés de l'avenir de l'Europe
        Orientations pour la politique de soutien à la recherche de l'Union"  Voir ...>>
      "Vers une stratégie européenne en faveur des nanotechnologies"   Contact
 
Discrimination fiscale : la Commission demande à la France de modifier le régime PEA
La Commission a décidé de demander formellement à la France de modifier sa législation relative au Plan d'Epargne en Actions (PEA- loi de 1992) pour étendre les avantages fiscaux aux investissements dans l'Espace économique européen. La demande prendra la forme d'un avis motivé.
La France encourage l'épargne en actions de la part de ses assujettis par des avantages fiscaux (réduction de l'impôt sur le revenu). Dans son plan d'épargne en actions, le contribuable peut placer soit des actions qu’il a lui-même achetées, soit des actions qu’il a achetées indirectement par l'achat de parts dans des fonds d'investissement ou des sicav (OPCVM). La Commission considère que, malgré les nombreux progrès intervenus par des modifications législatives successives, les avantages fiscaux dont bénéficient les investissements dans un PEA sont encore appliqués de façon trop restrictive.
En fait, le régime en vigueur depuis le 1er janvier 2004 maintient l'exclusion du PEA aux investissements directs en actions de sociétés et à ceux au travers des OPCVM établis dans les pays faisant partie de l'Espace Economique Européen (EEE), c'est-à-dire l’Islande, le Liechtenstein et la Norvège. Une telle exclusion des actions des sociétés et des OPCVM établis dans l'EEE est contraire à la libre prestation de services et à la libre circulation des capitaux telle qu'elle résulte des articles 36 et 40 de l'Accord EEE.
De l'avis de la Commission, toutefois, il ne serait exclut à un Etat membre d'adopter des mesures de sauvegarde contre l'évasion ou la fraude fiscale, à condition que celles-ci respectent les principes établis en la matière par la jurisprudence de la Cour de Justice, notamment en ce qui concerne la proportionnalité et la justification de telles mesures .
 
Comptabilité: La Commission invite sept États membres à permettre l'application de la méthode de la «juste valeur» aux instruments dérivés
La Commission européenne a formellement invité la Belgique, la Grèce, la France, l'Irlande, le Luxembourg, les Pays-Bas et la Finlande à transposer dans leur droit interne la directive de 2001 concernant les règles comptables d’évaluation (directive «juste valeur» - 2001/65/CE). Ces invitations de la Commission revêtent la forme d'avis motivés, qui constituent la deuxième étape de la procédure d'infraction prévue à l'article 226 du traité CE. Si aucune réponse satisfaisante ne lui parvenait dans un délai de deux mois, la Commission pourrait décider de poursuivre les États membres concernés devant la Cour de justice européenne.
La directive modifie trois directives en vigueur, concernant respectivement: les comptes annuels de certaines sociétés (78/660/CEE), les comptes consolidés de certaines sociétés (83/349/CEE) et les comptes annuels et les comptes consolidés des banques et autres établissements financiers (86/635/CEE). Elle prévoit que les États membres doivent autoriser ou obliger toutes les sociétés, ou certaines catégories d’entre elles, à appliquer la méthode d’évaluation de la «juste valeur» à certains instruments financiers, dont les instruments dérivés.
La directive vise à permettre l'application de la norme comptable internationale (IAS) 39, «Instruments financiers: comptabilisation et évaluation». Cette application, facultative ou obligatoire, peut être limitée aux comptes consolidés.
Un consensus élevé et une coopération étroite entre les États membres, le Parlement européen, le Conseil et la Commission ont rendu possible l’adoption de la directive en mai 2001 (voir IP/01/770), selon une procédure accélérée comportant une lecture unique par le Parlement européen. En dépit de ce consensus et de leur acceptation rapide de la directive, les sept États membres concernés n'ont pas encore transposé celle-ci.
Pour justifier cette situation, certains ont invoqué la difficulté d’adopter l'IAS 39 dans le contexte des normes comptables internationales. La Commission ne voit cependant aucune raison de retarder la transposition de la directive en question, qui vise essentiellement à permettre l’application de l’IAS 39 par les sociétés, sans exiger pour autant des États membres qu’ils rendent cette application obligatoire. D'autre part, les dispositions de la directive en matière de publication de l’information financière devraient offrir une image plus claire du traitement appliqué par les sociétés aux instruments en question dans leurs états financiers. Ces dispositions, très importantes, sont indépendantes du mode de comptabilisation de ces instruments.
La question n’a aucun lien avec une décision éventuelle de la Commission de prescrire l’application de l’IAS 39 dans les comptes consolidés de toutes les sociétés cotées de l'Union européenne à partir de l’exercice 2005. La Commission se déterminera sur ce point dans le courant de l'année. L’infraction n’a trait pour l’heure qu'à la possibilité qui doit être offerte aux sociétés d’appliquer volontairement l’IAS 39.
 
 
ASSURANCES : La Commission européenne a demandé formellement au Luxembourg de ne plus imposer un système obligatoire de franchise pour l’assurance responsabilité civile automobile. Pour la Commission, un système selon lequel des montants maximaux de franchises sont imposés par la loi à tous les contrats d’assurance couvrant la responsabilité civile des véhicules ayant leur stationnement habituel dans un Etat membre doit être considéré comme contraire à la liberté de commercialisation des produits d’assurance visée par la troisième directive sur l'assurance non-vie. Un tel système a pour effet de restreindre la libre concurrence entre les entreprises d’assurance et de limiter le choix de produits disponibles aux preneurs d’assurance. La demande formelle est sous forme d’un avis motivé. Si le Luxembourg ne donne pas de réponse satisfaisante dans un délai de deux mois après réception de l’avis motivé, la Commission pourrait décider de saisir la Cour de justice.
La franchise est la part de tout sinistre restant à la charge de l'assuré. L’article 6 du règlement grand-ducal du 20 décembre 1994 prescrit que « lorsque le contrat d’assurance prévoit une contribution personnelle du preneur d’assurance au règlement du dommage (franchise), cette contribution personnelle ne peut pas dépasser les montants suivants : €1239,47 par sinistre, lorsque le preneur d’assurance est une personne physique ; ou €4957,87 par sinistre, lorsque le preneur est une personne morale. »
 
L’appréciation de la Commission
Comme la Commission l’a indiqué dans sa communication interprétative sur la libre prestation des services et l’intérêt général (voir IP/00/122), l'instauration d'une franchise obligatoire répond au souci de discipliner le marché pour éviter une concurrence excessive sur les tarifs pratiqués par les entreprises d'assurance. On peut aussi se demander si le but d'une franchise obligatoire n'est pas plutôt de préserver les résultats de l'assureur, confronté à une accumulation de petits sinistres, plutôt que de sauvegarder l'intérêt du preneur d'assurance, ou une certaine moralité publique. Cependant, il convient de rappeler que le droit communautaire exclut précisément des raisons d'intérêt général toute considération fondée sur des motifs strictement économiques.
En outre, tout comme à l'égard de l'imposition des clauses types ou des conditions minimales dans les contrats d'assurance, l'application sans nuances de ces réglementations par l'État membre d'accueil peut comporter un effet restrictif en ce qui concerne les entreprises d'assurance qui exercent en régime d'établissement ou de libre prestation de services car elles seraient empêchées de commercialiser des contrats d'assurance déjà valablement utilisés dans leur État membre d'origine dépourvus de ces franchises.
Compte tenu du fait que les autorités luxembourgeoises n’ont toujours pas répondu à la requête formelle de clarifications envoyée par la Commission le 17 octobre 2003 et n’ont donc pas avancé des arguments de nature non économique visant à justifier un tel mécanisme, la Commission a décidé de passer à l’étape suivante de la procédure d’infraction.
 
 
Les prix des voitures sont moins élevés dans les nouveaux États membres et convergent dans la zone Euro
 
Le dernier rapport sur les prix des voitures, qui se fonde sur des chiffres du 1er mai 2004, confirme la tendance à la convergence des prix des véhicules neufs sur les marchés de la zone euro. À l'intérieur de cette zone, c'est généralement en Finlande que les prix hors taxes sont les plus bas et en Allemagne qu'ils sont les plus élevés. Pour la première fois, le rapport couvre aussi les nouveaux États membres. Les voitures sont, en moyenne, moins chères dans ces pays, la Pologne étant le marché où les prix sont les moins élevés.
 
 
Protection du consommateur
 
La directive 1999/44/CE sur certains aspects de la vente et des garanties des biens de consommation a pour objectif de concourir à l'unification du marché intérieur en assurant la protection du consommateur qui conclut un contrat de vente avec un vendeur professionnel. Selon cette directive, le fabricant ou revendeur de biens de consommation doit offrir aux consommateurs achetant des produits dans l'Union européenne une garantie minimale de deux ans.Un projet de loi visant à transposer la directive 1999/44/CE a été déposé au Sénat le 16 juin 2004. Les dispositions de la directive européenne devraient être transposées dans le code de la consommation.
 
Propriété industrielle :
 
protocole de MadridLa Communauté européenne a soumis à l'Organisation mondiale de la propriété intellectuelle (OMPI) à Genève son instrument d'adhésion au Protocole de Madrid concernant l'enregistrement international des marques. Cette adhésion établira un lien entre le système du Protocole de Madrid, qui est administré par l'OMPI, et le système de la marque communautaire, qui est administré par l'Office de l'harmonisation dans le marché intérieur (OHMI) à Alicante (Espagne), auquel toutes les demandes de marque communautaire sont adressées.
Dès l'entrée en vigueur du traité d'adhésion, le 1er octobre 2004, les demandeurs et détenteurs de marques communautaires pourront demander la protection internationale de leurs marques en déposant une demande internationale au titre du Protocole de Madrid. Inversement, les détenteurs d'enregistrements internationaux au titre du Protocole de Madrid pourront demander la protection de leurs marques au titre du système de la marque communautaire.Le Protocole de Madrid couvre plus de soixante pays, dont la Suisse, la Russie, la Chine, les États-Unis, le Japon et l'Australie    liste complète...>
 
Douanes :
 
simplifier les procéduresAfin de moderniser et simplifier les règles et les procédures douanières, la Commission lance une consultation sur le nouveau code des douanes communautaire. Le projet vise notamment à réaliser que les déclarations électroniques et l'échange des données par voie électronique deviennent la règle et que les procédures douanières existantes et les autres régimes douaniers sont simplifiés et réduits.Toutes les parties concernées sont invitées à contribuer à ce projet de règlement avant le 30 août 2004.
 
Entreprises : choissez vos fournisseurs d'énergie
 
Depuis le 1er juillet 2004, vous êtes autorisées à choisir librement votre fournisseur d'énergie sur la base des directives communautaires 2003/54/CE pour l'électricité et 2003/55/CE pour le gaz.Consulter les décrets relatifs à l'éligibilité des consommateurs d'électricité et de gaz naturel, ainsi que les dossiers d'information sur l'éligibilité des consommateurs d'électricité et de gaz naturel.
 
L'économie de la zone euro
 
Des données récentes tendent à montrer que la reprise de l'activité dans la zone euro repose désormais sur des bases solides. La croissance du PIB s'est révélée plus vigoureuse que prévu au premier trimestre. Certaines des incertitudes qui pesaient sur la confiance ont été levées et la croissance annuelle du PIB pour 2004 devrait être supérieure au taux de 1,7 % annoncé par la Commission dans ses prévisions de printemps
 
Indicateurs économiques
 
Les coûts de la main-d'œuvre ont augmenté de 2,3% dans la zone euro (1er trimestre 2004 par rapport au 1er trimestre 2003)Dans l'industrie, les coûts horaires de la main-d'œuvre ont augmenté de 2,6% dans la zone euro et de 3,1% dans l'UE25 
 
PME et Recherche :
 
nouvelles perspectives Les petites et moyennes entreprises (PME) représentent la grande majorité des entreprises en Europe et peuvent jouer un rôle-clé dans la stimulation de la compétitivité si elles se concentrent plus sur la R&D et sur l'innovation.Sur le budget de 20 milliards d'euros du 6ème PC, qui couvre une période de quatre ans, 2,3 milliards seront alloués aux PME pour leur permettre d'avoir accès à des financements, à des conseils et des informations pratiques afin de tirer parti des programmes de l'UE et de traduire les efforts de recherche en innovations fructueuses et en applications commerciales
 
 
Consultation de la Commission sur le rôle des dirigeants indépendants, dans le cadre de la refonte du gouvernement d’entreprise.
 
La Commission propose la présence de dirigeants indépendants au sein des conseils d’administration des grandes sociétés cotées. Leur fonction reviendrait à surveiller les prises de décision de la direction. Une telle initiative vise à prévenir d’éventuels scandales financiers et à protéger certaines parties prenantes, dont les actionnaires.
Les principaux sujets d’interrogation de la Commission avant la rédaction d’une recommandation sur le rôle des dirigeants indépendants portent sur l’opportunité de créer certains comités au sein des conseils, sur le profil des dirigeants indépendants et sur les principales caractéristiques des comités de nomination, de rémunération et d’audit.

Publication d’un Livre vert sur les Partenariats Public-Privé (PPP)
 
La Commission européenne vient de lancer une consultation publique concernant les Partenariats Public-Privé (PPP) dans le domaine des marchés publics. Actuellement, le régime juridique portant sur les passations de contrats publics ne précise pas les multiples formes que peuvent prendre les PPP. Or, le développement des PPP constitue une priorité communautaire, compte tenu des difficulté budgétaires rencontrées par les autorités publiques et du réel besoin de couverture de service d’intérêt général. Le recours à des financements privés semble être une bonne alternative. Toutefois, il est nécessaire de consolider le cadre juridique en matière de
passation de contrats entre autorités publiques et opérateurs privés pour assurer un niveau de transparence élevé et pour garantir un système concurrentiel efficace pour l’attribution des marchés publics.
 
Parution du Livre Blanc concernant les services d’intérêt général.
 
La Commission a rendu public le Livre Blanc sur les services d’intérêt général le 12 mai 2004. L’opportunité d’une directive-cadre pour encadrer l’exécution des services d’intérêt général constituait l’enjeu majeur de la consultation lancée avec le Livre Vert en mai 2003. Les réactions recueillies par la Commission révèlent une large divergence d’opinions. C’est pour cette raison que la Commission a préféré de ne pas arrêter de position définitive sur ce sujet pour le moment. L’adoption d’un cadre général ainsi mise de coté, libre cours est laissé à une approche plus sectorielle, prenant en compte les enjeux propres à chaque domaine.
Par ailleurs, un effort vers une plus grande transparence en matière de financement des obligations de service public a été annoncé. Cet effort devrait se traduire par l’adoption de mesures significatives avant juillet 2005.

Consultation publique sur le projet de guichet unique en matière de TVA.
 
La Commission a lancé une consultation publique relative au mode de versement de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) pour les établissements ayant des activités transfrontalières. En effet, un système de guichet unique prôné par la Commission permettrait de simplifier les démarches de recouvrement de la TVA, en centralisant la collecte des ressources de la taxe dans le seul Etat sur lequel l’assujetti est établi.
La proposition avancée par la Commission consiste à accorder aux assujettis un seul numéro d’identification à la TVA pour l’ensemble de leurs opérations commerciales au sein de l’UE. Elle les autorise également à déposer leurs déclarations de TVA sur un portail électronique unique, à partir duquel les Etats membres concernés par leurs activités transfrontalières, pourront avoir accès à ces données. La consultation publique sera ouverte
jusqu’au 31 Juillet 2004.
 
Lancement du Label ERM®
 
L’initiative de créer un label pour les matériaux de référence européen vient d’aboutir au lancement de la marque ERM®. En garantissant un produit de référence fiable pour les mesures chimiques et biologiques portant sur la composition des produits, ce label accroîtra la transparence dans les conditions de mesurage et favorisera un regain de confiance de la part des consommateurs sur la qualité des produits à leur disposition. Le niveau élevé des normes en vigueur dans ce domaine impliquera une reconnaissance internationale du label et servira le
marché européen, à condition que la diffusion des produits de référence certifiés soit large.
Intégration accrue des marchés financiers au sein de l’UE
La Commission a fait part de progrès significatifs dans l’intégration des marchés financiers à l’intérieur de l’Union européenne. Cependant, elle souligne que les améliorations perçues ne sont pas généralisées à tous les produits financiers et que des disparités demeurent en fonction des marchés et des utilisateurs finaux impliqués.
Selon ce rapport, les marchés des opérations monétaires garanties et des obligations d’Etat libellées en eurossont totalement intégrés, alors que les autres marchés de gros de titres le sont de plus en plus.
A présent, les sociétés non financières disposent d’un accès à une gamme de produits financiers plus étoffée, alors que les établissements financiers effectuent leurs activités sur les marchés les plus intégrés, sur lesquels les volumes importants des opérations facilitent les activités transfrontalières.
 
Protection des données personnelles
 
Concernant le contentieux avec les Etats-Unis sur la protection de données personnelles des passagers des vols transatlantiques, la Commission a adopté une décision formelle pour garantir une utilisation adéquate de ces données. Cette décision constitue une bonne base de négociation avec les autorités américaines. Jusqu’à présent, les compagnies aériennes devaient soumettre aux autorités douanières américaines un libre accès à leurs fichiers contenant les données personnelles de leurs clients empruntant des vols transatlantiques. Ladécision formelle ne remet pas entièrement ce principe en cause, mais permet d’entrevoir des fléchissements.
Conformément à la directive européenne sur la protection des données personnelles soumises à des autorités de
pays tiers, et à la suite de négociations antérieures, les autorités américaines s’étaient déjà engagées à collecter
un nombre plus limité de données personnelles provenant des dossiers de réservation des passagers des compagnies aériennes, à conserver ces données sur une plus courte période et à en faire un usage plus limité pour répondre notamment à l'objectif commun de la lutte contre le terrorisme.
 
Objectif de la politique de cohésion
 
Le troisième forum sur la politique de cohésion s’est tenu le 10 et 11 mai 2004. Il a été l’occasion de réaffirmer les priorités actuelles dans ce domaine. Deux enseignements majeurs sont à retenir. Tout d’abord la réforme de la politique de cohésion accorde une large place à une orientation plus ciblée des ressources vers les régions les plus défavorisées. A cet égard, la moitié des fonds disponibles financeront des projets concernant 20% de la population des 10 nouveaux Etats membres. Ensuite, dans un soucis d’efficacité, la Commission s’engage à simplifier et décentraliser plus largement la mise en oeuvre de la politique de cohésion. La concentration des
programmes vers des objectifs plus restreints mais aussi plus réalistes et davantage compatibles entre euxconstitue un élément essentiel du projet de réforme.
Enfin, la perspective de financement pour la période 2007-2013, adoptée le 10 février 2004, consacre 336,2 milliards d’euros à la politique de cohésion, contribuant ainsi à son renforcement.
 
Relance de la politique européenne de voisinage
 
La Commission vient de statuer sur les moyens d’étendre les bienfaits de l’élargissement, en terme de paix, de stabilité et de prospérité, aux nouveaux voisins de l’Europe élargie. La procédure souhaitée par la Commission pour relancer le partenariat avec les pays voisins consiste à décidé des plans d’actions conjointement avec les pays concernés. Les priorités de ces plans devront attribuer une large part au respect de valeurs communes, telsque des engagements forts dans le domaine des droits de l’Homme. L’intensification des liens avec ces pays
voisins devraient être conditionnée par les résultats obtenus dans ce domaine.
Les plans d’action seront définis de manière diversifiée selon les caractéristiques et les attentes propres à chaque pays. A terme, dans trois à cinq ans, la Commission envisage le remplacement des accords bilatéraux par des accords européens de voisinage.
Par ailleurs, un nouvel outil financier, l’instrument européen de voisinage, viendra consolider à partir de 2007 la politique européenne de voisinage, en contribuant au financement de la coopération transfrontalière de l’UE avec ses pays voisins.
 
Relance de la coopération euro-méditerranéenne
 
Dans le cadre du processus de Barcelone, les autorités européennes cherchent à promouvoir et réaliser un partenariat renforcé avec ses pays voisins de l’autre rive de la Méditerranée. Conformément à cet objectif, la Commission a proposé l’attribution d’un crédit de plus d’1,243 milliards d’euros pour ces pays méditerranéens pour la période 2005-2006. Ces fonds seront prioritairement utilisés pour relancer les accords d’association avec les pays partenaires et participeront au financement de projets contribuant à la mise en oeuvre des réformes
institutionnelles, économiques et sociales.
Cette proposition de financement de la Commission doit encore être soumise au Conseil et au Parlement pour approbation.