2. Une stratégie marketing
aberrante : si le présupposé est que les goûts et les modes de vie
s'uniformisent, une stratégie de minimisation des surcoûts liés à l'adaptation
ne s'impose nullement.
3. Le marketing interculturel des
produits standards : Le concept PDG culture (PGCD = Plus Grand Commun
Dénominateur)
Même dans le cas de produit
peu culturel, la culture locale peut avoir une influence sur la décision d'achat
du bien, et ce, au moins sur deux points :
- Le rapport entre
esthétique et solidité : Alors que certaines cultures n'associent pas ou
associent positivement ces deux perceptions, d'autres peuvent les associer
négativement ( "c'est beau, donc ce n'est pas solide ").
- Le rapport entre la complexité technique apparente et la
fiabilité perçue : (boutons, manettes, voyants de contrôle, etc...).
Là encore, des
associations positives, négatives ou inexistantes peuvent être faites. Elles
sont le fait non pas de la totalité d'une population de culture donnée, mais
souvent d'une large majorité.
Le marketing interculturel est grandement
facilité lorsque les conditions de l'identification au produit ou à ce qu'il
évoque sont déjà présentes dans le marché à conquérir. Il peut aussi être
facilité par le désir de s'assimiler à un type de société particulier.
4. Le marketing interculturel total en ajoutant un degré de liberté
supplémentaire à la situation précédente : les adaptations, lorsqu'elles sont
significatives, en terme de marketing interculturel, sont reconnues comme
s'imposant et pouvant être intégrées à une fabrication standard en minimisant le
surcoût lié à l'adaptation.
Le marketing global , en revanche, tente
d'imposer la standardisation d'un concept ou d'un produit déterminé sans se
soucier de l'adéquation exacte entre les éléments de l'offre et les conditions
de la demande. Dans certains cas, on devra même stimuler la demande afin qu'elle
s'adapte aux conditions de l'offre.
Zones d'affinités culturelles dans
lesquelles la même méthodologie pourra être utilisée pour pénétrer sur les
marchés avec le même type de produit. Par exemple, malgré l'isolationnisme
traditionnel du Royaume-Uni, il y a moins de différences entre la
Grande-Bretagne et le Danemark ou la Suède, qu'avec l'Italie ou l'Espagne.
Pour repérer ces zones de façon opérationnelle, il
sera bon de faire une typologie par rapport à des critères qui sont à la lisière
de la culture et du marketing, et qui ont un sens fort par rapport à la
catégorie de produits étudiés. Par exemple :
· Les heures d'ouverture de la distribution.
· L'attitude vis-à-vis des prix (forte ou faible inflation, orientation
vers le marchandage).
· L'attitude vis-à-vis de la nouveauté,
etc...